Anéantis


SARAH KANE
TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR LUCIEN MARCHAL, 1998 © L'ARCHE ÉDITEUR
En français


 Avec son Dom Juan, Myriam Muller a fait l'unanimité, non seulement au Luxembourg, mais aussi à l'occasion d'une longue tournée en France devant des salles comblés.

Cette saison, comme elle l'avait fait avec Angels in America et Blind date , c'est un autre type de théâtre qu'elle met en scène, un théâtre qui bouscule, un théâtre qui interpelle. Un beau défi qu'elle va rélèver avec un superbe quatuor de comédiens: Ramzi Choukair, Garance Clavel, Elsa Rauchs et Jules Werner.

Anéantis est, en 1995, la première pièce de Sarah Kane, une auteure au parcours aussi essentiel que fulgurant: elle se suicide en 1999 à l'âge de 28 ans. Beaucoup n'auront pas oublié son 4.48 Psychose mis en scène par Claude Regy et interprété par Isabelle Huppert. Dans une chambre d'hôtel, Ian et Cate, tous deux malades, corps et âme, voient leur crise de couple confrontée à une guerre civile au dehors. Une explosion détruit la chambre. Cate se réfugie dans la salle de bain. Survient alors le Soldat.

Anéantis pose un redoutable défi de mise en scène: comment représenter la brutalité, le sexe, la barbarie dans lesquels s'inscrivent les rapports entre les personnages, en même temps que la passion amoureuse, le romantisme, l'espérance généreuse d'un avenir autre? Anéantis pose d'emblée la question centrale de la violence frontale imposée au spectateur: doit-elle être stylisée et sa portée metaphorisée? Ou bien convient-il au contraire d'être réaliste? Comment traiter le plaisir voyeur et coupable produit par le spectacle de la violence? Comment faire se rencontrer l'empathie et la distance?

Pour Sarah Kane, la barbarie apparaît comme un véritable processus «révélatoire» et déclenche une prise de conscience nécessaire à la volonté de dénoncer ou même d'agir.

Un vain espoir sans doute: comme le souligne Myriam Muller, plus de vingt ans après sa création, cette pièce inspirée alors par la guerre en Bosnie trouve une tragique actualité dans la situation en Syrie.

» C'est fort, c'est dur, c'est violent! (...) Dans ce marasme, Myriam Muller parvient malgré tout à faire ressortir des pointes d'humour salvatrices pour le public. Le Quotidien, Pablo Chimienti à propos de Blind Date

» (Ce scénario) ne touche et n'émeut le spectateur que parce qu'il est le résultat d'une magnifique adaptation scénique due à Myriam Muller, ses interprètes et ses collaborateurs. (...) (L)a pertinence du propos scénique culmine dans l'interprétation de Katia et de Pom par Sascha Ley et Jules Werner. Dans leur présence - innée et acquise -, dans cette façon qu'ils ont, lors de chaque rencontre, de faire apparaître soudain, au sein du scénario joué, l'épouvantable faille qui les disloque, de basculer dans la violence, de s'abandonner à la tendresse ou de se défendre contre elle. Luxemburger Wort, Stéphane Gilbart à propos de Blind Date

» Le Dom Juan de Molière, le noble libertin, sans foi ni loi, apparaît dans la subtile mise en scène de Myriam Muller, comme profondément moderne. Ouest-France, Nathalie Lecornu-Baert




Avec Ramzi Choukair, Garance Clavel, Elsa Rauchs, Jules Werner Mise en scène Myriam Muller
Assistanat à la mise en scène Antoine Colla
Scénographie & costumes Christian Klein
Musique Bernard Valléry
Lumières Philippe Lacombe Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Coproduction en cours
L'Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.
www.arche-editeur.comSamedi 24 FÉVRIER 2018 à 20h00 (tickets)
Mardi 27 FÉVRIER 2018 à 20h00 (tickets)
Jeudi 1er MARS 2018 à 20h00 (tickets)
Samedi 3 MARS 2018 à 20h00 (tickets)
DURÉE environ 1h30 (pas d'entracte) Introduction à la pièce par Madame Betty Belais une demi-heure avant chaque représentation (en français)
Adultes 20 / Jeunes 8 / Kulturpass bienvenu
Lieu: Grand Théâtre / Studio

Représentations

je 01 mars 2018 20:00 Horaire

Lieu

Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg
1 Rond-point Schuman
L-2525 LUXEMBOURG
Luxembourg

Tickets
Contact

www: www.theatres.lu/-p-20002842.html

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