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Theater

Grand Théâtre de Luxembourg

RHINOCÉROS

Eugène Ionesco

Certaines oeuvres ne cessent d'interpeller les spectateurs qui, génération après génération, les découvrent. Ainsi Rhinocéros d'Eugène Ionesco, créé en 1960, il y a cinquante ans !

Dans une petite ville qui ressemble tant à toutes les petites villes, une étrange maladie prolifère et fait des ravages : ses habitants, les uns après les autres, sont transformés en... rhinocéros. Inexorablement ! Personne, semble-t-il, n'échappera à la contagion. Tous sauf un, le naïf atypique et débraillé Béranger. Il est vrai qu'il noie son angoisse dans le pastis ! Quant à son ami Jean, un raisonneur dogmatique, c'est bien vite qu'il se métamorphosera, parce que, dit-il, "il faut être dans le coup" ! Béranger réussira-t-il à sauvegarder son ingénuité protectrice ?

Hélas, la "rhinocérite" - remarquable métaphore - est une épidémie dont le virus est toujours virulent ici ou là ; et même quand il semble avoir été éradiqué, il reste tapi dans l'ombre, à l'affût, prêt à ressurgir. Et le pire avec lui, c'est que ce sont ceux-là même qui vont en subir les terribles conséquences qui se font les vecteurs les plus actifs de sa prolifération.

Lors de sa création, Rhinocéros s'en prenait aux totalitarismes du 20ème siècle ; on pouvait le lire comme une leçon rétrospective dénonçant les épouvantables dérives du nazisme, du stalinisme, des fascismes en tous genres. Aujourd'hui, d'autres menaces sont apparues, liées aux conditionnements déshumanisants d'une mondialisation internet qui, accélérant les communications, les rend d'autant plus superficielles, réductrices et manipulatrices.

Cette fable politique toute de fantaisie cauchemardesque est aussi, et cela accroît son efficacité, une farce poétique et funèbre, et l'on sait, Molière l'a régulièrement rappelé, que c'est en les faisant rire que l'on corrige le mieux les hommes.

Et c'est dans cet esprit qu'Emmanuel Demarcy-Mota la met en scène, confrontant les spectateurs aux grands délires qui les emportent, mais - et c'est essentiel - en un déferlement scénique parfaitement maîtrisé.

» La mise en scène de Demarcy-Mota, avec une précision extrême, presque chorégraphique, soutenue par une troupe d'une impeccable cohésion, rend visuellement compte dans un tohu-bohu maîtrisé de ce basculement, de cette dislocation d'un univers à la fois physique et mental. [...] On ne saurait mieux tendre la main à un auteur. Ce sont les miracles du théâtre.
Pierre Marcabru, Le Figaro

» La mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota est un chef-d'oeuvre. La pièce n'est certes pas simple, et grâce à lui tout est clair, tout va d'un seul trait. [...] un véritable tour de force de la part de ce metteur en scène, qui rend sensible la moindre parcelle du sens des paroles et de l'action. [...] Il y a une étreinte magique entre la pièce et le spectateur.
Michel Cournot, Le Monde

Réservations

T (352) 47 08 951 (Luxembourgticket)
F (352) 47 08 95 95
@ ticketlu@pt.lu
www.luxembourgticket.lu

Lieu

Grand Théâtre de Luxembourg
1, rond-point Schuman
L-2525 Luxembourg
T (352) 47 96 39 00
F (352) 46 57 77
grandtheatre@vdl.lu
www.theatres.lu

Représentations
Fri 25 Mar 2011 20:00
Sat 26 Mar 2011 20:00
Prix

Normalpreis: 25 €, 20 €, 15 €
Ermässigter Preis: 8 €

Distribution

Avec e.a. Hugues Quester, Serge Maggiani, Valérie Dashwood, Charles Roger-Bour, Sandra Faure, Jauris Casanova, Cyril Anrep, Gerald Maillet, Olivier Leborgne Mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota Assistant à la mise en scène Christophe Lemaire Scénographie et lumières Yves Collet
Musique Jefferson Lembeye, Walter Nguyen, Arnaud Laurens Costumes Corinne Baudelot Maquillages Catherine Nicolas Accessoires Clémentine Aguettant Collaboration artistique François Regnault Production Théâtre de la Ville (Paris), Grand Théâtre de Luxembourg, Le Grand T - Scène conventionnée de Loire atlantique